Luke - Festival Les Fennecs 2004

Luke - Festival Montpellier à 100 % 2005

Luke - Concert L'Omnibus (St Malo) 2005

Luke - Festival Quand Je Pense à Fernande 2007

Luke - La Fête de L'Huma 2007

Luke - Concert Hit West (Bleu Pluriel) 2008

Luke - Concert L'Omnibus (St Malo) 2008

Luke - Concert La Cigale (Paris) 2008

Luke - Festival Le Bruit de Melun 2008

Luke - Chronique "Où en est la nuit" 2008

Luke - Concert Le Bataclan (Paris) 2010




Chronique Album

Luke - Chronique Album "Où en est la nuit" - Pierre Derensy


Je dois avouer ne pas trop aimer le rock français masculin joué en groupe. Il se dégage souvent un air adolescent puéril qui se marie mal avec mes vieilles années. Autant j’engage mes billes sur un poivrot qui roule dans le caniveau électrisant ses phrases en compagnies de jeunes gens, autant je n’arrive pas à prendre du plaisir dans la faune des bandes F.M comme Luke. Par contre je peux comprendre que cela marche sur les autres.

Alors parler d’un live de Luke c’est un petit phénomène dans ma carrière. Qui dit Live dit routes, salles, masse, public. Ayant puisé leur track list sur leurs concerts joués en été 2008, ils nous offrent ici 15 titres qui donnent envie d’aller au moins se renseigner sur ce groupe de visu, de tendre l’oreille, et tout ceci sans leur attacher des superlatifs ou des étiquettes.

Eternel enfant de l’amour et touche à doux, LukeCe qui ne gâche rien c’est que cette captation scénique est un peu total esprit rebelle, un rien moins contrôlé de ce qui peut sortir d’un studio. On entend bien la nuit, le drapeau noir, les quelques litres de bières avalés en leur compagnie, la furie des espoirs qui ne deviennent pas ridicule et restent sauvages. Et comme ces garçons ne se foutent pas de la gueule de leur public, le cd audio n’est qu’une part du gâteau.

L’autre part est un dvd avec un live enregistré à la Cartonnerie de Reims en avril 2008 et des suppléments documentaires sur un sujet people : « comment vivent une bande de pote dans un tour bus ». Des interstices off qui montrent qu’un jeune qui pogotte (pléonasme) porte comme un chef, un rictus d’effort qui le rend ridicule mais surtout démontre que tout ce qui ne se voit pas en 2 heures de concert, c'est-à-dire la vie en dehors du set, est aussi important que le moment même ou le groupe est sur les planches.

J’imagine donc que les amateurs de Luke seront ravis et que les autres n’auront même pas eu besoin de lire cette chronique (ce qui est essentiellement dommage pour moi).