Albin de la Simone - Chronique Album "Bungalow" 2008

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Chronique Album

Albin de la Simone - Chronique Album - Pierre Derensy


Retrouver Albin de la Simone, c’est sourire au flot de ses mots si précieux. Albin, c’est le copain de tous les sans charisme fixe, qui touchent leur bille quelque part, mais qui préfèrent garder leur prédispositions secrètes pour des proches. Les 2 disques précédents de ce garçon sont cultes, même si «Je vais Changer » atteignait des sommets trop hauts pour les yeux et les oreilles des français, habitués à contempler la Tour Eiffel sur un air de Michel Sardou, plutôt que l’Annapurna avec le crooner de votre choix.

Car les battements d’ailes de papillons dans les chansons d’Albin de la Simone entraînent des conséquences considérables. Outre un clin d’œil à Richard Gotainer sur « N’importe quoi », ce garçon est fils de pub. Une sorte d’homme d’ambiance pour BO de Max Pécas ou Jacques Rozier. Car voilà : au premier degré c’est pétillant, chaleureux et les tempos de ses claviers font écran.

Il faut toujours forcer la main et les désirs de spectaculaire chez lui, pour s’attacher à l’envers du décor. Ses métaphores prudentes pour parler du monde lui enlèvent l’épine du pied narcissique, très présent sur ses précédents albums. Derrière le fard à paupière entraînant d’un titre comme « Sympa » débarque « Ce Pull », ou comment être poétique, sensuel et pas chiant pour autant.

Le Tom-Tom et Na-Na des percussions dans « J’aime Lire » montre bien que ses expériences pour d’autres artistes enrichissent sa garde robe. De plus, sur les 11 chansons du disque, il y a une collision de divers continents (souvenir de la musique maldingue ou de l’enregistrement dans un bungalow sur l’ile de Bali) avec un truc de dingue en plus, comme de faire sonner des chiffres dans « Vendéen ».

C’est peut être aussi, ce gimmick d’un chœur qui lui donne sur 8 chansons une réplique cinglante (transposition numérique de sa propre voix pour devenir en « sons » une femme fatale). Très musical et adroitement saccadé, « Bungalow » se la joue modeste, alors que c’est un véritable château. La simple conclusion qu’il nous offre sur «Le Tire-Fesses » démontre toute la finesse de ce chanteur si particulier.