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Alain Bashung - Chronique Album "Bleu Pétrole" 2008

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Chronique Album

Alain Bashung - Chronique Album "Bleu Pétrole" - Pierre Derensy


Depuis « L’Imprudence » et avec « Le Cantique des Cantiques » on pensait Alain Bashung parti sur les routes de l’intellectualisation à outrance de sa part artistique. Notre Radiohead à nous n’ira pas jusqu’à dégouter les inconditionnels de sa musique pour faire « style ». Vieux rocker revenu de tout, du hit en radio jusqu’à l’album furieux, il avait tout vu, tout connu et pourtant à 60 ans, il redécouvre le plaisir de chanter et en profite pour fédérer autour de sa stature de commandeur un (grand) public.

Il s’en est donc fallu de peu que l’on écoute Bashung avec des explications de textes, heureusement pour nous, sa tournée des Grands Espaces a chamboulé ses croyances. C’est avec une envie certaine de faire un disque direct qu’il a entrepris ce « Bleu Pétrole ». 6 ans de tâtonnements, de collaborations diverses pour retrouver l’essence même de la pop musique. Bashung reprend goût à la joie du chant et cela s’entend.

Entre country, pop et folk, ce nouvel opus touche au divin tel son ancien joyau « Osez Joséphine ». Dans la même idée qu’un Johnny Cash trouvant son Rick Rubin, Bashung va chercher Gaëtan Roussel, l’homme de Louise Attaque.

Sur un fantasme de country urbaine, Alain Bashung s’équipe pour un grand voyage vers un oasis qui aurait pu terminer dans une mer de sable aride. Avec ses vieux complices, dont Marc Ribot qui varie ses guitares en fonction des thèmes abordés, en compagnie de jeunes pousses comme Arman Méliès ou Joseph D’Anvers, le cow-boy parisien pose un regard sur l’époque que nous vivons via « Résidents de la République », « Le Secret des Banquises », « Hier à Sousse ».

D’une intelligence rare, Bahsung ne vole personne mais s’approprie le travail des autres pour le magnifier à sa sauce. Rien ne colle au fond de la casserole. Pour parachever l’ouvrage, le chanteur demande à Gérard Manset de mettre son grain de génie et sa plume sur ce disque. La reprise de « Suzanne » ou « Il Voyage en Solitaire » comme autant de preuves que Bashung, même dans les bottes d’un autre, est d’une pointure au dessus de tous les autres.