Mademoiselle K - Festival Les Bars en Trans 2006

Mademoiselle K - Interview 2006

Mademoiselle K - Chronique Album - Ca me Vexe

Mademoiselle K - Concert Le Rockstore (Montpellier) - 2007

Mademoiselle K - Concert L'Elysée Montmartre (Paris) - 2007

Mademoiselle K - La Fête de L'Huma 2007

Mademoiselle K - Festival Musik'Elles 2007

Mademoiselle K - Interview 2008

Mademoiselle K - Concert L' Etage (Rennes) 2011

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Mademoiselle K - Festival Les Muzik' Elles 2011

Mademoiselle K - Concert Pour Tous 2013

Mademoiselle K - Festival Fnac Live 2014




Chronique Album

Mademoiselle K - Chronique Album "ça me vexe" - Pierre Derensy


Je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques mois, disons approximativement depuis le carton de Pauline Croze et la réussite de la grande cheminée de Sophie, on nous sert à tous les repas de la nouvelle chanteuse fleur bleu au romantisme guimauve.

Heureusement pour mes nausées matinales ‘Mademoiselle K’ me permet de boire et fumer sans avoir l’impression d’être un perdant. En gros j’ai trouvé une sœur de bagarre que je me permets de vous décrire ci-dessous.

Déjà la pochette un rien racoleuse me fait penser que les guitares ont parfois une vie agréable, posées sur un postérieur qu’on devine princier et je ne parle pas du dos découvert gracieux qui enflamme ma libido foireuse. Non dans ce disque tout tient la route, l’image et le son sont au diapason. Dès « Reste Là » dans un phrasé tout proche de Brigitte Fontaine avec sa voix rauque on comprend que Mademoiselle K va faire le poids et buter ses concurrentes.

Entre « Ca me Vexe » qui pulse sur un mur de guitares parfaites et les paroles désabusées de « Ca me Vexe » elle décloisonne un répertoire poussiéreux et mixe sans ambages des moments sensuels sur « Jalouse » avec des furias toréadesques via « Le Cul entre Deux Chaises ».

Ayant loupé un Capes (ce minable incapable de discerner l’énergie tellurique d’une rockeuse nerveuse) , c’est la Fender-Telecaster en poche qu’elle enregistre donc, pour notre plus grande joie, ce premier album où la gerbe et la mobilité, la grâce et le mouvement font des ravages.

Ho bonheur d’entendre enfin une fille dopée aux hormones de Radiohead ou Janis Joplin qui chante « Crêve » sans faiblir. Mélangeant des sonorités bigarrées et des ambiances de petit matin glauque, ses 12 titres sont autant de constats d’échec qui ne finiront pas par pourrir dans un bac à disque sans avenir.

On a bien déjà vu une rose sur un tas de fumier, espérons que Mademoiselle K soit rouge sang et pousse rapidement dans nos cœurs. A découvrir sur scène dès que possible et à capter en disque le 21 Août.