Chronique Album

J' Irai Dormir à Hollywood - Chronique Album - Pierre Derensy


Avec cette Bande Originale de Film vous avez tous les ingrédients d’un succès story à la française. Faire la nique aux américains sur leurs terrains, c’est une véritable victoire à notre chauvinisme de pain quotidien.

Pour ceux qui aiment les archétypes grammaticaux : une phrase, c’est sujet-verbe-complément. Avec le disque « J’irais Dormir à Hollywood », le sujet c’est Antoine de Maximy, un explorateur de gens, qui filme la vraie vie et dont je loue, dans ses 52 minutes ou ici, pour ce long métrage : la qualité d’humanisme.

Le verbe serait Fabrice Viel qui nous avait lui déjà, proposé la musique de la série (un petit bijou d’une minute vingt-quatre) et qui maintenant élargi son champ de création en passant sur grand écran sans dénaturer l’esprit « baroud d’honneur ».

Pour terminer : le complément à notre phrase déjà bien structurée : voilà que surgi Béatrice Ardisson, la somptueuse pie d’ambiance, le coucou qui vole de nid en nid pour remplacer des standards par des reprises qui sont par sa magie de découvreuse, aussi fantastique que les originaux.

Le sujet s’étant consacré à son film, tout en gardant une oreille attentive au travail des 2 autres, laissons le essayer d’aller dormir chez Will Smith et prenons quelques plats proposés par les cuisiniers de ce disque. Honneur à la dame : sur les pépites de Béatrice, inutile d’en rajouter : elle connaît son métier qu’elle maîtrise déjà si bien dans ses compilations. Comme d’habitude : un choix de Béatrice correspond à une recherche stimulante sur le net pour retrouver de qui ou de quoi « c’est fait ». Qui est donc ce fameux Doop et son « Dodo » ? Qui sont The Hormonauts et pourquoi une reprise de « Staying Alive » ? 10 choix et 10 bonnes raisons de remettre sa culture musicale sur le métier.

Je vous laisse jouer et vous attire enfin sur Fabrice Viel, l’auteur de la musique, qui réussi à nous faire passer ses créations originales pour des golds de la musique rock, funck, éléctro américaine. La présence à l’interprétation d’une certaine Lucille Tepperman pour certains de ces titres, renforce ce sentiment. Ce duo étant tellement complémentaire qu’il faut s’en référer à la pochette pour savoir qui des 2 est allé fouiller dans ses placards de disques et qui s’est taillé le studio d’enregistrement.

D’ailleurs, je vous quitte de ce pas, pour essayer de trouver des infos sur le groupe de Fabrice Viel « Dinner At The Thomson » en vous hurlant « Yes They Can » sur un air de marseillaise.