Da Silva - Concert Hit West 2006

Da Silva - Festival Art Rock 2006

Da Silva - Festival Les Vieilles Charrues 2006

Da Silva - Interview 2007

Da Silva - Chronique Album "De Beaux Jours à Venir" 2007

Da Silva - Festival Les Terre Neuvas 2007

Da Silva - Concert Hit West 2008

Da Silva - Concert La Cigale (Paris) 2008

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Chronique Album

Da Silva - Chronique Album "De Beaux Jours à venir" - Pierre Derensy


« De Beaux Jours à Venir » de Da Silva n’est pas suivi ni d’un point d’interrogation ni d’un point d’exclamation. Mais à écouter son deuxième album, on s’engage quand même, au moins grâce à lui, à des moments d’abandons et c’est plutôt positif. Ancien VRP de maison de disque qui avait pu aiguiser ses mots et ses mélodies tout au long de ses pérégrinations en plaçant de ci, de là, des artistes en tête de gondole, il fut sûrement surpris de se retrouver à l’emplacement de ses clients, l’engouement que l’on portait à « Décembre en Eté » lui faisait sûrement plus peur qu’à n’importe quel homme, car lui connaissait le prix à payer pour monter les marches de la célébrité. Pourtant avec courage, il revient. Et c’est de tout là haut qu’il regarde ce petit monde prendre goût à ses histoires. Plutôt que de gribouiller des paroles sur un bon de pré-commande en manufacturier, c’est lors de la tournée qui l’a consacré, en artiste cette fois, qu’il a officialisé son retour et fait germer les graines de ces 11 nouveaux titres.

Sa guitare baptisée ‘La Mouette’ l’a bien aidé, comme aux premiers jours de déche, c’est par la même méthode « Fait à la Maison » que l’album est survenu et s’est construit. Il a beau déclarer « l’important ce n’est pas la justesse mais l’émotion » encore faudrait il trouver l’endroit où l’impeccable s’éloigne de son disque. On a beau chercher la petite bête dans la peau d’alligator, appuyer sur repeat pour s’assurer que « L’attitude des Altitudes » ou « Le Retour du Rose » sont des chansons comme on en entend rarement malgré sa modestie qui voudrait nous faire croire le contraire : impossible de trouver la fissure.

Alors Manu Da Silva a peut être les ongles en deuil parce qu’il bosse comme un âne pour transporter ses peines et nous les livrer en temps et en heure, mais il a surtout cette manière naturelle de proposer ses fragilités qui font digues face aux flots tumultueux de l’amour. A écouter ses modulations sur « L’instant » puis la rage de « La Fuite » on espère qu’il se dépêchera de revenir de son prochain voyage et ce, qu’il soit fringué en commercial bon chic bon genre ou en chansonnier classement déglingué.